La prévention

 

La réglementation française définit une politique de prévention  qui s'appuie sur 5 pilliers :

La surveillance du risque

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  • La vigilance météorologique

Météo France  publie quotidiennement des cartes de vigilance à 4 niveaux , reprises par les médias en cas de niveaux orange ou rouge. 

  •  La prévision des crues

Le service de prévention des crues (SPC) surveille en permanence la pluie et les écoulements des rivières et transmet deux fois par jour à la Préfecture la carte de vigilance crues pour les quatre bassins du département (Saône de la Seille à Lyon, Saône à Lyon, Haut Rhône en aval de l'Ain, bas Rhône en amont de l'Isère).

Ces informations sont consultables sur le site www.vigicrues.gouv.fr .

Le maire et les services publics concernés sont alertés par la préfecture du Rhône, au moyen d’un automate d’alerte. Dès réception de cette information, le maire (ou son délégué) doit avertir par tous moyens appropriés ses administrés susceptibles d’être concernés par les crues. 

  • Le plan des préventions des submersions et des crues rapides

Ce plan a pour objectif d'améliorer la prévision et la vigilance en mettant notamment en place un service d'avertissement pour le risque de crues soudaines ou de ruissellement.

Les travaux de réduction du risque

Afin de réduire le risque d'inondation, des mesures préventives collectives et individuelles sont prévues.

Mesures collectives
  • L’entretien des cours d’eau pour limiter tout obstacle au libre écoulement des eaux
  • La création de bassins de rétention, de puits d’infiltration
  • L’amélioration des collectes des eaux pluviales, la préservation d’espaces perméables ou d’expansion des eaux de crues 
  • Les travaux de corrections actives ou passives pour réduire le transport solide en provenance du lit de la rivière et du bassin versant (la restauration des terrains en montagne, la reforestation, la création de barrage seuil ou de plage de dépôt…).
    Ces travaux peuvent être réalisés par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassins créés par la loi du 30 juillet 2003 : Syndicat Mixte de Gestion et d’Aménagement du Garon (SMAGGA), Syndicat d’Aménagement et de Gestion de l’Yzeron, du Rateau et la Charbonnières (SAGYRC)...
Mesures individuelles 
  •  La prévision de dispositifs temporaires pour occulter les bouches d’aération, portes : batardeaux 
  • L’amarrage des cuves
  • L’installation de clapets anti-retour
  • Le choix des équipements et techniques de constructions en fonction du risque (matériaux imputrescibles),
  • La mise hors d’eau du tableau électrique, des installations de chauffage, des centrales de ventilation et de climatisation
  • La création d’un réseau électrique descendant ou séparatif pour les pièces inondables …

La prise en compte dans l'aménagement

Le risque inondation est pris en compte dans plusieurs documents :

  • Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) est l’outil de conception et de mise en œuvre d’une planification intercommunale. Il oriente l’évolution d’un territoire dans la perspective du développement durable et dans le cadre d’un projet d’aménagement et de développement.
  •  Le plan de prévention des risques inondations (PPRi ), établi par l'État, définit des zones d'interdiction et des zones de prescription ou constructibles sous réserve. Le PPRPlan de prévention des risques peut également prescrire ou recommander des dispositions constructives (mise en place de systèmes réduisant la pénétration de l'eau, mise hors d'eau des équipements sensibles) ou des dispositions concernant l'usage du sol (amarrage des citernes ou stockage des flottants). L'objectif est double : le contrôle du développement en zone inondable jusqu'au niveau de la crue de référence et la préservation des champs d'expansion des crues.
  • Un Plan de prévention des submersions marines et des crues rapides pour maîtriser l'urbanisation des les zones à risques (interdiction de tout accroissement de population, mise en place d'un service d'avertissement, développement de projets d'aménagement de prévention des risques naturels...)
  • Le document d'urbanisme, conformément au Code de l'urbanisme, prend en compte le risque inondation. Ainsi, les plans locaux d'urbanisme (PLUPlan local d'urbanisme) permettent de refuser ou d'accepter sous certaines conditions un permis de conduire dans des zones inondables. 
     
  • Le Plan de prévention des risques liés aux inondations (PAPI). Depuis 2002, l’Etat a lancé 2 appels à projet de PAPI afin d’inciter les collectivités dotées d’un PPRI à développer des méthodes globales et intégrées pour mettre en œuvre et compléter les mesures de maîtrise de l’urbanisation. Les subventions sont accordées pour des mesures de prévention et de réduction de la vulnérabilité des habitations et activités, comme la restauration des zones d’expansion de crues, des digues et ouvrages de protection ou l’adaptation des constructions à l’inondation.
  • Le Plan Rhône s’inscrit dans une politique globale de culture du risque. Il a pour objectif de diminuer la gravité des inondations et de savoir mieux vivre avec le risque et l'anticipant et le gérant.

L'organisation des secours

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En cas de dépassement des cotes de pré-alerte et d'alerte, les informations sont d'abord transmises au préfet qui décide d'alerter les maires des localités concernées. Chaque maire alerte ensuite la population de sa commune et prend les mesures de protection immédiates. Certaines collectivités mettent en place leur propre service d'annonce de crue.

Au niveau départemental, lorsque plusieurs communes sont concernées par une catastrophe, le plan de secours départemental (plan ORSEC) est mis en application sur décision du préfet. Il fixe l'organisation de la direction des secours et la mobilisation des moyens publics et privés nécessaires à l'intervention.

Au niveau communal, le maire prend les dispositions lui permettant de gérer la crise à partir d'un Plan Communal de Sauvegarde (PCS), obligatoire si un Plan de Prévention des Risques (PPRPlan de prévention des risques) concerne la commune.
Les directeurs d'écoles et les chefs d'établissements scolaires élaborent quant à eux un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) afin d'assurer la sécurité des élèves et du personnel. 

Au niveau individuel, il est conseillé de mettre en place un Plan Familial de Mise en Sûreté (PFMS ) pour éviter la panique en cas d'accident. Préparé et testé en famille, il permet de mieux faire face en attendant les secours.
Il s'agit de :

  • préparer un kit avec une radio, ses piles de rechange, des rouleaux de papier collant, une lampe de poche, de l'eau potable, des médicaments urgents, des papiers importants, des vêtements de rechange et des couvertures
  • réfléchir aux lieux de mise à l'abri pour le confinement

L'information

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Depuis 1987, les citoyens ont droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur leur lieu de travail et dans leur lieu de résidence (art 125-2 du Code de l'environnement ). Le dispositif réglementaire, renforcé par les lois du 30 juillet 2003  et 13 août 2004  impose  plusieurs mesures d'information préventive :

L'information des acquéreurs et locataires (IAL ). Depuis le 1er juin 2006, chaque nouveau propriétaire ou locataire doit être informé par le vendeur ou le bailleur des risques majeurs auxquels peut être soumis son futur logement.

Le dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM), réalisé par le préfet. Il permet de connaître, pour chaque commune du département, la liste des risques majeurs auxquels elle est soumise. A partir de ce DDRM, le maire doit réaliser un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) afin d'informer ses administrés et surtout leur présenter les consignes de sauvegarde à appliquer en cas d'accident majeur. Il est à la disposition des habitants dans leur mairie.

La mise en place de repères de crues
En zone inondable, le maire établit avec l’appui des services de l’Etat l’inventaire des repères de crue existants et définit la localisation de repères relatifs aux plus hautes eaux connues (PHEC) afin de garder la mémoire du risque. Ces repères sont mis en place par la commune ou l’établissement de coopération intercommunale.

A partir du retour d'expérience...

Le retour d'expérience des inondations des 1er et 2 novembre 2008 a mis en évidence que des zones fortement touchées n'avaient jusqu'alors pas été identifiées comme secteurs exposés au risque d'inondation faute de connaissances suffisantes. A partir de ces événements, les plans de prévention de la Brévenne et de la Turdine ont été modifiés.

> Plaquette sur le retour d'expérience des inondations de 2008 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,13 Mb