Météo France publie quotidiennement des cartes de vigilance à 4 niveaux, reprises par les médias en cas de niveaux orange ou rouge.
Le service de prévention des crues (SPC) surveille en permanence la pluie et les écoulements des rivières et transmet deux fois par jour à la Préfecture la carte de vigilance crues pour les quatre bassins du département (Saône de la Seille à Lyon, Saône à Lyon, Haut Rhône en aval de l'Ain, bas Rhône en amont de l'Isère).
Ces informations sont consultables sur le site www.vigicrues.gouv.fr.
Le maire et les services publics concernés sont alertés par la préfecture du Rhône, au moyen d’un automate d’alerte. Dès réception de cette information, le maire (ou son délégué) doit avertir par tous moyens appropriés ses administrés susceptibles d’être concernés par les crues.
Ces travaux peuvent être réalisés par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassins créés par la loi du 30 juillet 2003 : Syndicat Mixte de Gestion et d’Aménagement du Garon (SMAGGA), Syndicat d’Aménagement et de Gestion de l’Yzeron, du Rateau et la Charbonnières (SAGYRC)...
Le risque inondation est pris en compte dans plusieurs documents :
L'ensemble des PPRi du Grand Lyon et
du département est consultable sur
En cas de dépassement des cotes de pré-alerte et d'alerte, les informations sont d'abord transmises au préfet qui décide d'alerter les maires des localités concernées. Chaque maire alerte ensuite la population de sa commune et prend les mesures de protection immédiates. Certaines collectivités mettent en place leur propre service d'annonce de crue.
Au niveau départemental, lorsque plusieurs communes sont concernées par une catastrophe, le plan de secours départemental (plan ORSEC) est mis en application sur décision du préfet. Il fixe l'organisation de la direction des secours et la mobilisation des moyens publics et privés nécessaires à l'intervention.
Au niveau communal, le maire prend les dispositions lui permettant de gérer la crise à partir d'un Plan Communal de Sauvegarde (PCS), obligatoire si un Plan de Prévention des Risques (PPR) concerne la commune.
Les directeurs d'écoles et les chefs d'établissements scolaires élaborent quant à eux un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) afin d'assurer la sécurité des élèves et du personnel.
Au niveau individuel, il est conseillé de mettre en place un Plan Familial de Mise en Sûreté (PFMS) pour éviter la panique en cas d'accident. Préparé et testé en famille, il permet de mieux faire face en attendant les secours.
Il s'agit de :
-préparer un kit avec une radio, ses piles de rechange, des rouleaux de papier collant, une lampe de poche, de l'eau potable, des médicaments urgents, des papiers importants, des vêtements de rechange et des couvertures
-réfléchir aux lieux de mise à l'abri pour le confinement
Depuis 1987, les citoyens ont droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur leur lieu de travail et dans leur lieu de résidence (art 125-2 du Code de l'environnement). Le dispositif réglementaire, renforcé par les lois du 30 juillet 2003 et 13 août 2004 impose plusieurs mesures d'information préventive :
L'information des acquéreurs et locataires (IAL). Depuis le 1er juin 2006, chaque nouveau propriétaire ou locataire doit être informé par le vendeur ou le bailleur des risques majeurs auxquels peut être soumis son futur logement.
Le dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM), réalisé par le préfet. Il permet de connaître, pour chaque commune du département, la liste des risques majeurs auxquels elle est soumise. A partir de ce DDRM, le maire doit réaliser un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) afin d'informer ses administrés et surtout leur présenter les consignes de sauvegarde à appliquer en cas d'accident majeur. Il est à la disposition des habitants dans leur mairie.
La mise en place de repères de crues
En zone inondable, le maire établit avec l’appui des services de l’Etat l’inventaire des repères de crue existants et définit la localisation de repères relatifs aux plus hautes eaux connues (PHEC) afin de garder la mémoire du risque. Ces repères sont mis en place par la commune ou l’établissement de coopération intercommunale.
Le retour d'expérience des inondations des 1er et 2 novembre 2008 a mis en évidence que des zones fortement touchées n'avaient jusqu'alors pas été identifiées comme secteurs exposés au risque d'inondation faute de connaissances suffisantes. A partir de ces événements, les plans de prévention de la Brévenne et de la Turdine ont été modifiés.