Les inondations
Une inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Le risque inondation est la conséquence de deux composantes: l’eau qui peut sortir de son lit habitue l ’écoulement ou apparaître et l’homme qui s’installe dans la zone inondable.
Comment se manifeste-t-elle ?
On distingue trois types d’inondations La montée lente des eaux en région de plaine par débordement d’un cours d’eau ou remontée de la nappe phréatique. La formation rapide de crues torrentielles consécutives à des averses violentes. Le ruissellement pluvial renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales limitant l’infiltration des précipitations. Au sens large, les inondations comprennent également l’inondation par rupture d’ouvrages de protection comme une brèche dans une digue, la submersion marine dans les estuaires résultant de la conjonction de la crue du fleuve, de fortes marées et de situations dépressionnaires. Ce phénomène est possible dans les lacs, on parle alors de seiche.
Les conséquences sur les personnes et les biens.
D’une façon générale, la vulnérabilité d’une personne est provoquée par sa présence en zone inondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d’alerte et d’évacuation sont trop courts ou inexistants pour des crues rapides ou torrentielles. Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé, mais aussi d’être isolé sur des îlots coupés de tout accès.
L’interruption des communications peut avoir pour sa part de graves conséquences lorsqu’elle empêche l’intervention des secours. Si les dommages touchent essentiellement les biens mobiliers et immobiliers, on estime cependant que les dommages indirects (perte d’activité, chômage technique, etc.) sont souvent plus importants que les dommages directs.
Enfin, les dégâts au milieu naturel sont dus à l’érosion et aux dépôts de matériaux, aux déplacements du lit ordinaire, etc. Lorsque des zones industrielles sont situées en zone inondable, une pollution ou un accident technologique peuvent se surajouter à l’inondation.
Il est à noter que l’occurrence du retour des crues est aujourd’hui plus forte du fait de l’urbanisation (imperméabilisation des sols) et de la modernisation de l’agriculture (drainage). Ainsi il faut considérer le risque inondations torrentielles non seulement sur des éléments statistiques mais également sur l’augmentation des facteurs favorisant ces phénomènes.