Imaginer, développer, exploiter
Les missions de l’État
Les services déconcentrés assurent le développement du réseau routier national et la gestion des trafics sur les grands itinéraires, en situation normale comme de crise. L'Etat est responsable du respect des règles du transport. Il contrôle et régule les transports fluviaux, maritimes, aériens. En matière de transport routier, il accompagne les entreprises pour qu’elles s’adaptent au marché européen et veille à ce que le droit du travail et les règles de sécurité soient respectés. Les services sont garants de la sécurité des déplacements. L'administration contribue à la solidarité nationale en favorisant l'accessibilité de la chaîne de transport aux personnes handicapées.
L'État participe à la gestion des transports
routiers, ferrés et fluviaux. Il organise le rééquilibrage et la complémentarité entre les différents modes de transport, au bénéfice du rail et de la voie d'eau, dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable. Le ministère chargé des Transports gère le réseau routier national non concédé et assure la tutelle des établissements publics et sociétés en charge des réseaux ferrés, fluvial et autoroutier. L'État soutient l'expansion des voies fluviales, en coordination avec les opérateurs du transport fluvial, ainsi que le développement des infrastructures et des services ferroviaires.
Entretien et gestion des routes
En transférant aux départements les deux tiers des routes nationales et en mettant fin à la mise à disposition des DDE auprès des conseils généraux, la loi du 13 août 2004 a imposé une réorganisation complète des services routiers de l'État. Engagée dès l'automne 2004, cette réforme est maintenant en place.
Ramené à 11800 km de routes à fort trafic, souvent à 2x2 voies, le réseau routier national est désormais géré par 11 directions interdépartementales des routes (DIR) qui regroupent les compétences techniques relatives au développement, à l'entretien et à l'exploitation de ce réseau. Seule exception : la maîtrise d'ouvrage des travaux neufs, confiée aux directions régionales de l'Équipement.
La particularité des DIR est d'être organisées par itinéraires, indépendamment des limites administratives usuelles, pour mieux répondre aux attentes des usagers en matière de sécurité, de viabilité et d'information en temps réel.
La DIR Centre-Est a installé son siège à Lyon. Son réseau de 1233 km, sur trois régions (Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne) et treize départements, se caractérise par son étendue territoriale et son extrême diversité. Au nord, on trouve deux grands itinéraires interurbains ; l'axe A77 / RN7 et la route Centre Europe Atlantique. La DIR Centre-Est exploite également les voies rapides d'importantes agglomérations (aire métropolitaine Lyonnaise, Grenoble, Chambéry, Dijon), et les routes nationales des Alpes du Nord. Particularité de ce réseau : l'importance des encombrements, qu'ils soient quotidiens dans les agglomérations ou à l'occasion des grandes migrations saisonnières, en vallée du Rhône ou dans les Alpes. Les fonctions de surveillance du réseau et de gestion du trafic sont donc particulièrement développées, avec 5 PC de circulation et le PC Coraly qui coordonne les exploitants du réseau des voies rapides urbaines de Lyon.
L'organisation opérationnelle s'appuie sur trois ensembles territoriaux : l'aire métropolitaine lyonnaise et la vallée du Rhône ; les Alpes du Nord ; la Bourgogne et le département de l'Allier.
Chaque ensemble comporte un Service Régional d'Exploitation ( SREX) et un service d'Ingénierie Routière pour les travaux neufs (SIR), les deux services étant fusionnés en un seul dans les Alpes du Nord. Lyon, Chambéry, Moulins et Mâcon sont les implantations principales, mais la DIR Centre-Est compte en tout près de 60 sites, dont ses 23 centres d'entretien et d'intervention (CEI) regroupés en 8 districts qui représentent la DIR auprès des préfets de département.
Forte de 900 personnes, la DIR a pu adapter sa structure opérationnelle au plus près du réseau routier tout en regroupant les compétences sensibles : 4 sites de production d'études contre 13 auparavant, des unités spécialisées en ouvrages d'art, en tunnels ou en ingénierie des systèmes d'exploitation. Ainsi deux services fonctionnels en matière d'entretien et un secrétariat général très resserré complètent l'organisation territoriale.
Les infrastructures de demain
Construire l’Europe et rendre compétitifs les territoires demande de bons moyens de transport, tant pour les personnes que pour les marchandises. Prévoir de nouvelles autoroutes ou voies
ferrées suppose de rechercher comment répondre aux besoins avec le moins de nuisances possible pour les zones traversées. La nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin, prévue pour 2020, renforcera la place du rail dans les échanges avec l’Italie.
En Rhône-Alpes, le réseau autoroutier doit être complété, notamment vers le Massif Central. Les perspectives d’acheminement des marchandises favorisent les voies navigables et ports fluviaux et le transport combiné de remorques routières sur des trains.
Direction interdépartementale des routes Centre-Est
Direction régionale et départementale de l’équipement
www.rhone.equipement.gouv.fr