Rhône-Alpes, deuxième région de France.
Une région vaste et géographiquement diversifiée.
Avec 44 000 km², elle est la seconde région française par sa superficie et occupe une position qui en fait un carrefour européen, entre l’axe Nord-Sud, la France atlantique et l’Europe alpine (Suisse et Italie).
La montagne et l’eau sont des caractéristiques fortes de son territoire. Rhône-Alpes est marquée également par une importante urbanisation qui peut permettre de parler d’un véritable réseau multipolaire composé notamment des aires urbaines de Lyon, de Grenoble, de Saint-Etienne, d’Annecy, de Valence, de Chambéry, de Roanne et de Bourg-en-Bresse. La région urbaine lyonnaise, système urbain en cours de constitution autour de Lyon-Saint-Etienne-l’Isle-d’Abeau, apparaît, après Paris, comme la principale métropole française de dimension européenne.
La problématique du développement territorial est complexe en Rhône-Alpes, et les enjeux du développement durable et du maintien de l’équité territoriale y sont particulièrement forts.
Une région attractive au dynamisme démographique affirmé.
Deuxième région française par sa superficie, Rhône-Alpes l’est également par sa population, qui s’élevait en 2006 à 6 005 000 habitants. La croissance de cette population a été supérieure, entre les deux derniers recensements, à la croissance nationale moyenne et la population de Rhône-Alpes est plus jeune que l’ensemble de la population française.
L’incessante attraction exercée par les villes, la poursuite du dépeuplement d’espaces importants, la fragilisation de bassins en reconversion sont autant d’éléments qui conduisent à être particulièrement attentifs à la qualité des espaces, à l’équilibre des zones périurbaines et à la cohésion sociale.
La région est un lieu de rencontre et de passage. La présence des massifs montagneux draine un flux de touristes ininterrompu en hiver comme en été. Les travaux agricoles ou viticoles et certaines tâches industrielles attirent également une main d’œuvre saisonnière nombreuse. Par ailleurs, au carrefour des grands axes de communications, Rhône-Alpes est sillonnée quotidiennement par de nombreux flux de voyageurs et de transporteurs. Enfin, les demandeurs d’asile sont arrivés ces dernières années en nombre croissant. Cette situation n’est évidemment pas sans incidence sur la vie régionale. Elle peut constituer un atout face à l’évolution démographique et à ses conséquences sur l’emploi.
Une région économiquement puissante.
La région Rhône-Alpes est la deuxième région économique française. Elle représente environ 10 % du PIB et des emplois nationaux. Cette région reste avant tout fortement industrielle, puisqu’elle produit 12 % de la valeur ajoutée et compte 12 % des emplois industriels français.
Elle assure 10,8 % des exportations françaises. Son internationalisation croissante est un atout certain dans le contexte actuel de mondialisation.
Rhône-Alpes occupe un rôle de tout premier plan dans les secteurs des nano et microtechnologies, des biotechnologies, de la mécanique-métallurgie, du textile et du caoutchouc plastique, de la chimie et de l’énergie.
Si la situation industrielle reste globalement bonne, certaines zones souffrent de réelles difficultés.
Les activités liées à la production agricole, à l’exploitation forestière et aux industries agroalimentaires représentent 10 % du PIB régional.
En ce qui concerne les domaines de la construction et du commerce, la région se situe dans la moyenne française.
Enfin, en terme d’infrastructures, les grands axes de transit et les agglomérations sont globalement menacés par la saturation des réseaux ; et les projets nouveaux d’infrastructures deviennent des sujets de tout premier plan et d’une sensibilité extrême.
Des territoires et des populations particulièrement exposés aux risques.
La forte présence de la montagne et des fleuves, en particulier du Rhône, comme le haut degré de développement industriel concentrent sur la région Rhône-Alpes de multiples facteurs de risques. En matière de risques naturels les principaux sont les crues, les éboulements de terrains, les séismes et les avalanches.
Sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes, il existe à l’heure actuelle 199 installations à risques importants, type «Seveso» 1 et 2, auxquelles s’ajoutent les installations nucléaires de base, centrales nucléaires, les barrages hydroélectriques, les canalisations de gaz et d’hydrocarbures. Le transport des matières dangereuses présente, en effet, un risque qu’il s’effectue par canalisation ou par voie routière, ferroviaire ou fluviale.
Une région où la situation de l’emploi est fragile.
La présence forte de l’industrie et la place importante occupée par la sous-traitance amplifient les mouvements conjoncturels. Si le nombre de licenciements économiques a progressé au cours de la période récente, globalement, le taux de chômage en Rhône-Alpes demeure inférieur à celui du niveau national. Cette situation globale cache de très fortes disparités départementales ou locales.
Une région disposant d’un appareil de formation de haut niveau et un potentiel de recherche exceptionnel.
La spécificité de Rhône-Alpes tient essentiellement, dans le domaine de la matière grise, à son exceptionnel potentiel de recherche. Deuxième région pour la recherche publique en France après l’Ile-de-France, avec 10 % des publications scientifiques, 16 % des brevets déposés, 20 % des ingénieurs français formés chaque année, et plus de 600 laboratoires, la région Rhône-Alpes représente globalement 11 % du potentiel de recherche français. La qualité de la recherche publique est largement reconnue au niveau international. Plusieurs secteurs d’excellence disposent d’une masse critique de chercheurs qui leur confère un statut de pôle européen (par exemple, les nanotechnologies et la microélectronique à Grenoble, les biotechnologies et la santé avec notamment la Génopole Rhône-Alpes et le Cancéropôle Lyon Rhône-Alpes).
Un autre secteur d’excellence est la chimie, domaine traditionnellement fort à Lyon. C’est aussi le secteur de l’environnement qui se structure actuellement et qui a l’ambition de constituer en Rhône-Alpes un pôle européen de grande envergure.
Le pôle grenoblois se situe au premier rang français et au 5ème rang européen pour la participation de ses laboratoires au programme cadre de recherche développement (P.C.R.D.) mis en œuvre par l’Union européenne.