Au fil des ans, Lyon devient un pôle européen de la santé, des bio-industries et de la recherche.
Charles Mérieux a fait de Lyon la capitale mondiale du vaccin et de la recherche biomédicale. En 1937, il prend la suite de son père à la tête de l’Institut Mérieux. Il lui donnera une dimension internationale. En 1983, l’école Bioforce s’installe à Vénissieux. Des logisticiens spécialisés y sont formés pour venir en aide aux associations humanitaires.
En 1999, on inaugure le laboratoire P4 – Jean Mérieux, en présence du Président de la République. La mission du P4, hautement sécurisé, est d’étudier les virus les plus dangereux de la planète. L’héritage de célèbres médecins tels que Pravaz, Leriche ou Lacassagne conduit Lyon à devenir le second pôle universitaire hospitalier français.
La ville est l’un des premiers centres européens pour la formation.
La diversité et le nombre d’établissements d’enseignement supérieur constituent un formidable nid de compétences. La région compte une moyenne de 66 000 emplois dans le secteur des sciences de la vie, les métiers de la santé représentent environ
36 000 postes et 9 000 personnes travaillent pour la recherche. En matière de recherche, Lyon tient les premiers rangs internationaux. Pour se maintenir, la région Rhône-Alpes s’est lancée dans la création d’un Cancéropôle. Cette structure très récente vise à fédérer et valoriser les forces universitaires, académiques, hospitalières et industrielles de Lyon et sa région autour d’un même objectif : la lutte contre le cancer.
L’industrie chimique fine, pharmaceutique ou agrochimique est aussi représentée aux portes de Lyon.
Près de 60 000 emplois ont été créés grâce à l’héritage soyeux. Pôle de dimension internationale, la région a été choisie par de grands noms pour s’implanter et se développer, créant ainsi une dynamique économique forte.
Nombreux sont les pôles d’excellence de la région lyonnaise. Parmi eux : les biotechnologies, la santé, les NTIC, la chimie de spécialité, l’automobile, le textile…
L’attractivité technique de Lyon s’explique par la qualité de la formation et de la recherche dans chaque secteur d’activité.
Des entreprises réputées ont établi leur siège social ou une antenne en région lyonnaise.
Parmi elles :
- Aventis Pasteur (vaccins),
- Biomérieux (moyens pour diagnostic),
- Merck-Lipha (médicaments),Mérial (pharmacie vétérinaire),
- Boiron (homéopathie),
- Atofina (branche chimie du groupe Elf) ...
Marque de la progression constante de l’activité de Lyon, Gerland s’approprie un nouveau pôle d’excellence : la recherche agricole.
La Chambre régionale d’agriculture et l’ISARA, école d’ingénieurs en agriculture, agro-alimentaire et environnement, se réunissent dès 2006 pour créer une plus grande synergie entre les diverses structures de ce secteur. Ainsi, en témoigne l’implantation du siège de Bayer Cropscience, spécialisé dans la recherche des produits de santé des plantes, au service de l'agriculture française. Fidèle à son histoire, Rhône-Alpes est la première région française du textile et de l’habillement.
L’industrie textile, technique, d’ennoblissement et ameublement, est bien implantée autour de Lyon.
Quelques noms :
- Babolat : accessoires de tennis
- Sefar Fyltis : tissus synthétiques
- Porcher Industries : tissus techniques
- Billon Technic : tissus de protection et de sécurité en maille
- Deveaux : teinture et tissu éponge
- les Usines de la Turdine : teinture
- Atelier AS : teinture, transformation
- Rauch SA : ameublement et décoration
L’industrie de l’habillement compte de nombreux créateurs qui s’illustrent surtout dans la lingerie.
- Passage Thiaffait : ateliers de créateurs
- Playtex, Lise Charmel, Lejaby Rasurel : lingerie
- Groupe Zannier et Floriane Dauphitex : vêtements
Agriculture
(données 2005)
Superficie cultivée : 146 000 Hectares
Nombre d’exploitations : 7 000
Chiffre d’affaires (vente au prix producteur-subventions sur les produits) : 517 millions d'euros
Production :
- vins de qualité (Beaujolais, Coteaux du Lyonnais, Côtes du Rhône : Côtes rôties et Condrieu)
- horticulture, maraîchage, arboriculture (pommes, poires, pêches, cerises, fraises, framboises)
- élevage (bovin lait, bovin viande, caprin).
Le relief du département détermine des zones agricoles bien distinctes :
- Le Beaujolais viticole qui s’étend de Lyon à Mâcon, comprend 3 700 exploitations dont 2500 vraiment professionnelles
- Les Monts du Beaujolais, au nord-ouest, constituent une zone de moyenne montagne où l'on pratique l'élevage bovin et caprin; les exploitations ont une taille moyenne de 30 ha ; c’est la zone d’exploitation forestière du département Un pôle d’excellence rurale y a été lancé, pour l’exploitation des ressources forestières (cf. infra).
- Les Monts du Lyonnais, au sud-ouest, sont concernés par l'élevage laitier, la polyculture et les vergers.
- La Plaine alluviale de l'est de Lyon est occupée par des exploitants qui pratiquent les grandes cultures, le maraîchage et l'horticulture. C'est dans ce secteur géographique que l'on rencontre les exploitations les plus grandes du département.
Industrie
Le département présente, à l'est, une partie très industrialisée où les infrastructures, les flux industriels et économiques s'étendent sur les départements voisins. A contrario, l'ouest montagneux est peu urbanisé et industrialisé. Cette partie du territoire est agricole et héberge un tissu de petites industries.
Le Rhône est orienté vers les activités de services, toujours très développées en milieu urbain, surtout dans les grandes agglomérations. La part des services dans l'emploi du département est en croissance régulière, tandis que le poids de l'industrie est en baisse.
Toutefois, par ses effectifs, le Rhône reste le premier département de la région avec 126 320 emplois industriels, répartis entre des secteurs très diversifiés. Il compte 8 300 entreprises et 9 300 établissements. Les quatre premiers secteurs industriels sont : l'industrie pharmaceutique, le travail des métaux, l'automobile et les industries agroalimentaires.
L’activité industrielle est fortement centrée sur l’agglomération lyonnaise, véritable puissance économique où tous les secteurs industriels sont représentés.
En effet, l'agglomération de Lyon est une capitale industrielle qui regroupe de nombreux sièges sociaux de grandes entreprises nationales et même mondiales, faisant de ce département un des centres de décision de l'industrie française. Le taux d'encadrement technique et les rémunérations sont supérieurs à la moyenne régionale. Par ailleurs deux autres bassins d’emploi indépendants sont constitués autour de Tarare et de Villefranche-sur-Saône.
L’agglomération lyonnaise abrite ainsi :
- Le couloir de la chimie où sont implantées de nombreuses entreprises représentant un potentiel de près de 10 000 emplois.
- Le Port Edouard Herriot dont le concessionnaire est la Compagnie Générale du Rhône (CNR) où sont installés des dépôts d’hydrocarbures et certaines entreprises de négoce métallurgique.
Par ailleurs, la région lyonnaise s’oriente vers de nouveaux domaines de haute technologie, notamment la filière environnement. L’électronique et les équipements électriques représentent un autre point fort tandis que les multimédias se développent rapidement.
Sur un plan général, une majorité d’entreprises rhodaniennes, malgré un contexte difficile, présentent des indicateurs d’activité bien orientés (niveau des carnets de commande, progression sensible des exportations, stockage à la hausse).
La métallurgie, secteur majeur, représente dans le Rhône plus de 2 000 entreprises employant un peu moins de 60 000 salariés. Outre RENAULT TRUCKS, les principales entreprises rhodaniennes dont les effectifs sont compris entre 500 et 1 000 salariés, ont pour noms BOSCH, ADG CAMPING GAZ, KOYO, ALCATEL CABLE et autre FAGOR (ex ELCO BRANDT).
L'industrie pharmaceutique est le premier point fort de l'industrie lyonnaise, moins en termes d'effectifs (9 581 salariés) que d'importance au niveau mondial. L'agglomération lyonnaise concentre en effet les sièges d'entreprises de dimension mondiale telles qu'Aventis (pharmacie) ou Boiron. Les laboratoires Boiron sont les spécialistes mondiaux des préparations homéopathiques (Sainte-Foy-les-Lyon et Messimy), Aventis (ex-Rhône-Poulenc) est présent sur le département à travers trois branches d’activités : la pharmacie (Aventis Pharma – 1 000 salariés à Neuville-sur-Saône), les vaccins (Aventis Pasteur - 400 salariés à Lyon et 1500 à Marcy l’Etoile) et la santé animale (Merial – 950 salariés à Lyon et 120 à Lentilly). Ce secteur emploie surtout du personnel très qualifié. Il fait de Lyon un pôle de réputation mondiale pour les sciences de la vie. Ceci a été reconnu via la labellisation du pôle de compétitivité mondial Lyon Biopole.
L’industrie pharmaceutique a subi d’importantes restructurations notamment avec la fusion de grands groupes entraînant des plans sociaux avec suppressions d’emplois. Ce fut le cas pour Aventis Cropscience et Bayer (perte de 150 emplois dans le bassin lyonnais). Bayer Cropscience emploie à ce jour 1 200 salariés dans le Rhône.
Merck (650 salariés dans le Rhône) et Rhodia (2 300 salariés) qui ont finalisé leur restructuration, figurent également parmi les entreprises phares de la chimie française.
La mécanique, dans son ensemble (20 736 salariés), est un domaine industriel très important dans le Rhône et regroupe un grand nombre d'entreprises de toutes tailles dans des activités très diverses. Les plus importantes sont Famer industrie (usinage grands gabarit) ELCO (lave-linge), Martin (machines pour l'industrie papetière).
AREVA a aussi un important site à Lyon, axé sur la recherche et l'ingénierie dans le domaine nucléaire.
L'automobile (9 766 salariés) est un secteur de poids, grâce à Renault-Trucks, qui est le premier employeur industriel privé de la région Rhône-Alpes. Le constructeur de poids lourds est présent à Vénissieux et Saint-Priest, et c'est également dans la zone qu'apparaissent les plus grands équipementiers de la région, Koyo Steering Europe,-SMI à Irigny, Bosch à Vénissieux et ACI (Auto Chassis International). A noter sur le bassin d’emploi de Villefranche sur Saône, la présence de la société St Jean Industrie spécialisée dans les systèmes de suspension et référencée auprès des grands de l’automobile. Cette densité a été concrétisée par la création du pôle de compétitivité Lyon Urban Trucks and Bus 2015 autour des véhicules lourds en milieu urbain dense.
Les industries agro-alimentaires (9 325 salariés) sont présentes dans ce département urbain, en particulier grâce à l'implantation de sièges sociaux, dont celui de Blédina (aliments pour bébés) à Villefranche-sur-Saône.
Les différents métiers de la chimie (chimie, caoutchouc, plastique) sont présents avec 7 300 salariés dans l'agglomération lyonnaise, autour des groupes Rhodia et Arkema. La raffinerie Total de Feyzin fournit la matière première de la pétrochimie lyonnaise. A Tarare, l'entreprise Taraflex (Groupe Gerflor) est un leader français des revêtements de sols en plastique. Le pôle de compétitivité Chimie-Environnement Axelera a l’ambition de faire évoluer le secteur de la chimie vers une meilleure intégration dans son environnement.
Le textile est le secteur historique de l'industrie lyonnaise depuis les soieries jusqu’aux textiles techniques actuels, dans le pôle de compétitivité Techtera. Avec 30 000 emplois, le secteur du textile, de la mode et de la création constitue l’un des pôles d’excellence de la région lyonnaise, qui compte des leaders internationaux comme Hermès, Brochier ou Lejaby et qui organise des événements majeurs comme Lyon Mode City. Cette tradition s'est maintenue, notamment à Tarare, pour la confection de rideaux et voilages. L’industrie textile rhodanienne est dans une situation contrastée et continue de subir sa mutation, concurrence asiatique oblige, après la délocalisation d’unités de production surtout dans le domaine de l’habillement. On compte actuellement 112 entreprises textiles (45 ayant moins de 20 salariés) employant 4 680 personnes.
Tertiaire
L’activité économique du département est essentiellement tertiaire (2/3 des emplois). Reconnu comme pôle de services supérieurs, le Rhône propose une palette complète d'activités de services aux entreprises et aux particuliers.
Services aux entreprises et aux particuliers
- Banque, finance, assurance :
- Appareil bancaire (plus de 60 banques et 700 guichets)
- Compagnies d’assurances (13 sièges sociaux, 36 succursales, 17 compagnies étrangères)
- Conseil, ingénierie financière.
Lyon est un leader régional en matière de capital investissement. La finance lyonnaise est spécialisée sur les PME régionales et nationales introduites en bourse. On associe la notoriété de Rhône-Alpes à l’histoire du groupe de capital-investissement Siparex et à la seule banque d’affaire de la région, la Banque de Vizille. Lyon est la seconde place de courtage française en nombre d’emplois et en volumes de primes encaissées.
Informatique
Les technologies de l'information représentent environ 30 000 emplois sur l'agglomération lyonnaise. Elles regroupent les services informatiques : conseil en système informatique, ingénierie et intégration de systèmes et le secteur des jeux vidéo qui est particulièrement actif puisque Lyon rassemble 30% des développeurs français et 15% du chiffre d’affaire européen du jeu vidéo (avec Atari et Electronic Art).
Ingénierie industrielle
- Génie chimique
- Mécanique des fluides
- Etudes mécaniques
Salons professionnels et foires
Les espaces EUREXPO (1.500.000 visiteurs/an), Tête d'or, la Halle Tony Garnier, la Cité internationale, dotée d’un nouvel amphithéâtre inauguré le 1er Juin 2006, l’espace 3000, et d’un nouveau forum, accueillent chaque année de très nombreuses manifestations de portée régionale (Foire de Lyon), nationale (Sirha, Polutec), voire internationale (BIOVISION, forum mondial des sciences du vivant). Plus de 80 congrès ont lieu chaque année à Lyon.
Equipement commercial et artisanal (Presqu’île, Rive gauche du Rhône, Centre Commercial de la Part-Dieu). Le commerce de gros alimentaire est très actif autour du Marché d'Intérêt National de Lyon, second marché de gros alimentaire français, qui doit disparaître d’ici 2008 (déclassement et déménagement à Corbas, cf. infra, 4 A).
Recherche
Du capital industriel découlent directement les grands moteurs d’une recherche associant le privé et le public. Le Rhône est le département rhônalpin dont l’effectif dans le domaine de la recherche en entreprise est le plus important avec 8 473 personnes en 2001, soit 39.4% de l’effectif rhônalpin du secteur. Les laboratoires de recherche des industries de la région lyonnaise regroupent près de 2 500 chercheurs, travaillant pour Boiron, Mérieux, EDF, Atochem, Renault Trucks ou encore Roussel-Uclaf, Lipha ou Saint-Gobain.
En parallèle, la région lyonnaise concentre 450 laboratoires de recherche publique, dont 155 à Lyon (soit environ 4 000 chercheurs). Les plus importants sont le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui regroupe plus de 2 000 chercheurs, et l’Institut national de santé et recherche médicale (INSERM) avec ses quelque 500 chercheurs. En 2005, les aides de l’Anvar se sont élevées à 11,63 millions d’Euros, soit 39,9% de Rhône-Alpes.
Tourisme
Le département du Rhône abrite un riche patrimoine historique très diversifié révélé dans ses musées et sites préservés.
Au cœur se trouve Lyon, ville bimillénaire, inscrite au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. De grandes manifestations culturelles animent la région telles la Biennale de la danse, la Biennale d'Art contemporain, les nuits de Fourvière ou la Fête des lumières. La cuisine lyonnaise jouit d'une réputation internationale grâce à ses spécialités culinaires issues des produits du terroir. Enfin le tourisme d'affaires est fortement présent, faisant de Lyon la troisième ville française pour les congrès.
Pour abriter les visiteurs (plus de 4 millions de nuitées en 2005), le Rhône dispose d'un vaste parc hôtelier (33 hôtels sans étoile, 22 hôtels 1 étoile, 122 hôtels 2 étoiles, 45 hôtels 3 étoiles, 14 hôtels 4 étoiles, 172 non classés). Au total, le département dispose de plus de 70 000 lits en hébergement marchant dont plus de 26 000 en hôtellerie homologuée.