L'atrium et l'escalier d'honneur

 

Article créé le 15/07/2013


La sculpture se poursuit, monumentale cette fois, dans l'atrium voûté, à l'espace ponctué d'un ensemble de colonnes. En effet, Germanicus et surtout Claude, empereur romain né à Lyon, auteur des fameuses Tables Claudiennes en 48 permettant aux riches Gaulois de Lugdunum de participer à la vie politique de la colonie romaine, sont l'œuvre de Jules-Louis Printemps. Face à eux, deux majestueux vases de Sèvres occupent encore le vaste espace de l'atrium ; l'un est de couleur vert céladon, l'autre bleu turquoise. Ces deux pièces en porcelaine dure sont issues du Mobilier national et ont été livrées au mois d'août 1889.
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L'escalier d'honneur

Cet atrium donne accès à l'escalier d'honneur. De part et d'autre de la première série de marches, deux imposantes statues représentent l'une le sculpteur Nicolas Coustou, l'autre le peintre Ernest Meissonier ; ils sont tous les deux nés à Lyon et sont l'œuvre du sculpteur Louis-Joseph Enderlin. L'escalier d'honneur conduit, au premier étage, à la majestueuse enfilade des salons d'apparat. Cet escalier à deux volées, aux voûtes en anses de paniers, est éclairé de fruits (ils sont en verre et recouvrent les ampoules) qui débordent d'une lourde corne d'abondance portée par un couple d'enfants ; cette œuvre en bronze, répétée à l'identique tout au long de l'escalier, est due au sculpteur Louis Vermare ; par la forme, son éclairage, associés à la colonnade qui le couronne, cet escalier est la réplique parfaite de celui de l'Opéra de Paris édifié par Charles Garnier ; Le visiteur est accueilli, d'une part, sur le palier, entre les différentes séries d'escalier, par le Génie du Commerce brandissant son caducée, œuvre en bronze du sculpteur Joseph-Marie Bourgeat, d'autre part, sur le mur est, au premier étage, par une peinture murale qui représente la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, sur le Champ-de-Mars à Paris. Elle est l'œuvre de Jean Alaux, peintre du XVIIIe siècle et a été choisie, en tant que dépôt de l'Etat, par Jules Cambon, car elle évoque l'une des rares dates de la Révolution où le sang n'a pas coulé, comme le précise le préfet lui-même. De part et d'autre de cette œuvre, pour animer le mur resté nu, le peintre décorateur Louis Bardey peint, selon une tendance néo-antique, deux trophées surmontés de deux médaillons circulaires.