Axes ferroviaires

 

Elles sont plus sûres car le système est contrôlé automatiquement (conducteur asservi à un ensemble de contrainte), pas de risque supplémentaire dû au brouillard ou au verglas. La grande majorité des matières transportées est constituée de produits pétroliers.
 
 Les mesures de prévention
 
 Le transport par rail est soumis au RID (Règlement concernant le transport international ferroviaire des marchandises dangereuses). Il est complété par des mesures spécifiques SNCFSociété nationale des chemins de fer français. Le dispositif pour réduire les risques à la source repose sur les points suivants :

  • la fiabilité du matériel roulant dont l’amélioration dépend des pouvoirs publics qui établissent des normes de construction, de la SNCFSociété nationale des chemins de fer français, qui vérifie leur respect, des constructeurs et des propriétaires de wagons qui en assurent l’entretien, enfin des expéditeurs qui sont responsables du chargement.
  • la mise en place d’experts TMD dans chaque région, chargés d’identifier, faire connaître et gérer les situations potentiellement dangereuses, en collaboration avec les chargeurs et les services de secours. Ils ont également pour mission de compléter la formation des intervenants sur le terrain et de contrôler l’efficacité des procédures.
  •  la continuité du suivi des matières dangereuses, pour permettre de connaître en permanence la nature et la localisation des risques, la SNCFSociété nationale des chemins de fer français ayant pour responsabilité de tenir l’information à jour et à disposition.
  • la signalisation avec les panneaux oranges apposés sur les wagons, qui portent les numéros d’identifications de danger et de la matière , permettant de reconnaître le produit transporté et le danger présenté, tout en renvoyant aux fiches de sécurité correspondantes.

La maîtrise de l’urbanisation 
 

 Il existe des règles spécifiques du RID notamment concernent la circulation et le stationnement des wagons-citernes sur les lignes des réseaux : temps de stationnement des wagons limités, stationnement dans des zones prévu à cet effet…
 
 Les dispositifs de protection 
 
 Au niveau national, la direction de l’Infrastructure de la SNCFSociété nationale des chemins de fer français prescrit les mesures à prendre en cas d’accident ou d’incident, en application des textes officiels et en fonction des principes de l’exploitation ferroviaire. La SNCFSociété nationale des chemins de fer français met en place des Plans Marchandises Dangereuses (PMD), dans chaque gare de triage. Ces plans sont des outils d’aide à la décision en cas de survenue d’une crise lié à un accident/ incident.
 
 Pour chaque gare de triage, les PMD mis en place par la SNCFSociété nationale des chemins de fer français, doivent :

  • assurer l’efficacité de l’alerte des services de secours ;
  • organiser à l’avance les conditions de leur intervention
  • prendre en compte, suivant la gravité de la situation accidentelle, la sécurité des personnes présentes sur le site et celle des circulations (évacuation de tout ou partie du site) ;
  • prendre en compte l’information des personnes de passage sur le site et des agents liés aux activités permanentes, par la diffusion des messages d’alerte, et celle des agents de conduite, concernés par des dispositions spécifiques.

 Ces plans font l’objet d’une concertation avec les services de secours. Leur efficacité suppose la prise en compte des spécificités locales du site : type de matières dangereuses, trafic, quantités, configuration du site et vulnérabilités particulières (nappe phréatique). Cette exigence induit une différenciation des PMD selon les sites, tout en visant les mêmes objectifs de sécurité. Les plans marchandises dangereuses concernent l’ensemble des activités d’un site, de manière permanente (ateliers, dépôts, etc.) ou de manière ponctuelle (trains de passage, chantiers provisoires).

Dans toutes les autres gares, la SNCFSociété nationale des chemins de fer français peut mettre en place des Plans Locaux Marchandises Dangereuses (PLMD). Ces plans établissent des consignes afin de fixer les missions de chacun (agents, secours publics...). Ils s’articulent avec les plans de secours départementaux existants aux abords de chaque site considéré. Ils permettent d’assister les secours publics durant la crise.

Les exemples d’accident :

28/10/2002 LYON
 L’un des wagons d’un convoi de matières dangereuses déraille au niveau d’une gare. Il s’agit d’un wagon vide mais non dégazé, prévu pour transporter du nitrite de soude. Aucune fuite n’est constatée. Le trafic ferroviaire est partiellement interrompu durant plus d’une heure.

26/03/2003 SOLAIZE
 Une fuite au goutte à goutte se produit en gare de triage sur un wagon-citerne de 30 000 l contenant 19 t d’acide fluorhydrique 60-85 %. Un périmètre de sécurité de 200 m est mis en place ainsi qu’un rideau d’eau. Les mesures de concentration du produit dans l’atmosphère se révèlent non significatives.
La circulation ferroviaire est fortement perturbée ainsi que l’activité de triage sur le site ; la circulation est interrompue sur la RD 42. La CMIC colmate la fuite à l’aide de carbonate de calcium alors que 80 l ont coulé, ne laissant pas de flaque. La CMIC procède également à la décontamination du sol. Le wagon est dépoté dans l’enceinte de l’usine qui devait acheminer ce produit. 

23/04/2003 VENISSIEUX
 Une fuite de difluoro-éthylène en phase gazeuse se produit sur un wagon en gare de triage. Les pompiers lors de leur intervention n’observent aucune fuite. Le wagon est isolé et sera examiné par son propriétaire le lendemain.

16/05/2003 SAINT-PRIEST
 Une fuite se produit en gare de triage sur la vanne plombée d’un conteneur de 19 t de fluoroéthylène. La circulation ferroviaire est interrompue sur les 3 voies.